dimanche 31 août 2008

No flamingos in Wyoming

Bonjour, bonjour!
Voilà un long silence, rompu aujourd'hui à grands coups de confettis de mouchoirs, de bille rouge en bois, de rire denté et d'aventures hautes en couleur.
Et oui, un long silence cybernétique pour cause de grands chamboulements et de fatigue post estivale. Les grands chamboulements d'abord. Deux dents supplémentaires, le travail de la marche qui s'accélère de jour en jour, un nouveau régime sans tétée aucune, une semaine à Yellowstone, tout là-bas de l'autre côté du Wyoming, et un départ vers la France extrêmement imminent, entrainant moults rangements, préparatifs, dispositifs, objectifs, administratifs, califs à la place du calif, motif et rebelote, les cornes avant le bison, le sac de maman c'est splendif et autres occupations plus ou moins heureuses.
Donc, nous voilà replongé dans la semaine qui précède notre départ vers le nord et l'état le moins peuplé du pays. Il fait encore chaud, j'explore les recoins insoupçonnés de la moquette tout en déchiquetant quelques mouchoirs et en expliquant au cow-boy qui le boss parmi les kids.
La belle vie en quelque sorte. Tranquille à la maison, de la lumière, des bouquins, des tas de trucs éparpillés et l'insouciance qui sent les vacances qui approchent.
En fin de journée on prend du bon temps avec maman dans la lumière calme.
Notre petit coin du Colorado profite encore de l'été.
Quand je ne lis pas, je fais un peu d'exercice. Je grimpe sur tout ce que je peux et je passe d'un support à l'autre à quatre pattes.
Le soir, papa rentre du travail, et on passe au chose sérieuse. Tu as déjà vu le kid rigoler toi? Oui, toi là, ça te dit quelque chose le kid?
Bon.
Le week-end j'améliore ma maitrise de l'informatique sur le beau mac tout blanc de maman.
Le samedi on fait notre dernière excursion à l'outlet de Loveland. Une sorte d'aventure néo consumériste dont le prétexte d'utilité se résume à OshKosh B'Gosh. Le ciel s'éclaircit et tout le monde est content.
Attention, page météo.
Ces derniers jours les habitants du nord Colorado ont assisté à un phénomène météorologique suffisamment rare pour qu'aucun des natifs de notre connaissance ne se souvienne de la dernière fois. Le 15 et 16 août, il a fait froid (au point de ressortir un pull) et surtout, il a plu pendant 2 jours, une 'petite' pluie. Il faut savoir que toutes les fois où on a vu de la pluie ici, ça ne durait pas plus d'une demie heure, elle tombait par sceaux, elle était souvent accompagné de vents forts et de tonnerre, et une heure après l'averse le soleil avait tout séché. Donc, ces jours-là, tout le monde était surpris, et pas vraiment une bonne surprise.
Dimanche 17 aout, c'est le départ vers Cheyenne. On remplit notre petite voiture noire d'un tas de choses indispensables, des livres, des formes colorées, des trucs qui font du bruit quand on les secoue, de l'eau, une tente, et j'en passe. Une fois prêts, nous prenons la route vers le nord. Première étape Cheyenne. Luxury Diner's, burgers gigantesques, siège bébé vintage, purée de patate douce, tous ces cow-boys à regarder, pas le temps de manger, finis ton assiette d'abord, je me retourne, encore un peu de yaourt, on sort. Ce diner est assez extrême.
On fait même un petit détour par downtown Cheyenne, juste pour voir si on ne trouve pas quelques trucs pour remplir nos valises.
Un peu d'essence, et hop, nous voilà à nouveau sur la I-25, en direction du super-vaste nord du Wyoming, de l'herbe et une route. Parfois un camion. C'est beau comme le grand vide poussé par le vent, ça brille et la north Platte river serpente dans ces contrées, jadis guide des pionniers en route vers l'Oregon et du pony express.
Etape suivante, Casper, Wyoming. Ancienne étape du pony express, on y a découvert du pétrole. Je prends mon goûter dans un endroit des plus étranges, au personnel bizarrement désagréable. Dans la salle adjacente, il y a de la musique country live dans un bar sans fenêtre. Le public peut fumer. Je mange rapidement et on s'en va, sans oublier d'omettre le pourboire.
Les rues de Casper sont assez vides ce dimanche soir. On ne s'en étonne pas.
Il y a des vitrines du far west.
Des grandes rues.
Et un cinéma qui clignote. Le soleil descend. Il fait un temps superbe, c'est les vacances, on est content
La route bifurque maintenant vers l'ouest. Le nombre de points et de noms sur la carte noue laisse espérer une station service bientôt. On se trompe. Certains points sont en fait une maison comme celle-ci.Entourée de la vibrante activité de la prairie au crépuscule...
Même pas un post office, alors une station service.
Peu de temps avant d'atteindre le fond du réservoir nous atteignons un point un peu plus gros installé au croisement de 2 routes. Shoshoni. Tout est dans le nom. La moitié de la ville est à vendre, l'autre moitié est déserte, et au croisement 2 stations services brillent de mille néons. Plus prospère que jamais, les 2 stations animent le dimanche soir. La 26 continue vers l'ouest, la 120 file vers le nord.
On choisit la 120 et rapidement on se retrouve dans un canyon. C'est très beau.
Et on y croise même un train!
A la sortie de ce canyon on trouve Thermopolis. Soi-disant les plus grandes sources chaudes du monde. Il y a des hôtels, aucun n'est à vendre. On en choisit un un petit peu à l'écart de la route et on s'installe pour la nuit. Il faut payer le crib en plus, il y a HBO, il fait froid, finalement TNT a un meilleur programme. On ne dort pas très bien
Après une nuit fraîche on prend un petit déjeuner dans un lieu de petits déjeuners de cow-boys. Main street est déserte, il fait beau, j'essaie d'attirer l'attention de papa avec ma main. Peine perdue, il préfère les trucs suspendus au mur. Des trucs presque vieux. Tout va bien au milieu du Wyoming.
On roule à travers le vaste désert percé de puits de pétrole et de gazoducs. Bizarre.
La route nous amène à Cody, nommée en l'honneur du célèbre chasseur de bisons du même nom. Oui, oui célèbre. Moins que le kid, mais quand même célèbre.
Ça ne ressemble pas à grand chose. Plein de motels et de pieds tendre déguisés en cow-boy pour attirer les pieds tendre en sandales. On passe et on s'arrête un peu plus loin pour une pause déjeuner au bord d'un lac.
Et hop! Un peu d'exercice après manger.
Plus loin sur la route on passe au large d'un très grand incendie. Je m'endors devant un post office reculé.
Et puis on arrive à Yellowstone par la petite porte à l'est. Ça monte. Premier arrêt devant un lac. Dans l'enthousiasme collectif je marche même avec mes petits pieds nus dans l'eau claire. Pas chaud mais rigolo.
La route redescend à travers la forêt qui n'en finit pas de récupérer de l'incendie de 1988. Il y a des tas de fleurs et pousses en tous genres. Et puis au détour d'un bras de la Yellowstone river on croise des bisons. Juste là, qui prennent la lumière du soir au bord de l'eau. C'est très fort, parole de kid.Ça se rafraichit, l'air est clair au bord de l'eau. L'endroit et le moment idéaux pour un petit goûter.
Une fois avalés un yaourt et quelques fruits, on reprend la route en fin d'après-midi et on ne tarde pas à arriver là où la vallée de la Yellowstone s'élargit. Et c'est là qu'on découvre ce spectacle époustouflant: un troupeau de bisons qui joue juste à nos pieds. On s'arrête, ainsi que de nombreuses dizaines d'autres voitures, et on regarde. Splendide. J'avoue que je suis plus attirée par les autres gens qui regardent que par ces points marrons qui batifolent et qui courent en bas. Mes parents n'en reviennent pas.
Sur les miles suivants on a continué à croiser de nombreux bisons, dont certains très grands et stoïques. Et puis on arrive au grand camping de Grand village. Je dors pendant que mes parents montent la tente que Robert nous a prêté. Vous croyez que j'aurai pu les aider?
Et voilà le travail. Une belle tente verte et blanche avec plein de place à l'intérieur, une table et des consignes strictes pour garder les ours le plus loin possible du camping.
Quand je me réveille je me change et je pars explorer les lieux. Il y a des livres et des jouets. Tout va bien.
La soirée passe vite et la nuit aussi. On a plutôt froid malgré nos 3 couettes, nos pulls et autres turbulettes. Mais quand le matin arrive, je dors bien sous mes 17 épaisseurs.
Petit déjeuner maison dans les premiers rayons de soleil. Plus tard il fera chaud.
Après un petit passage au visitor center, direction toutes ces merveilles à voir. Là-bas le feu continue.
Premier arrêt de la journée Tower fall. Tower creek file à la rencontre de la Yellowstone.
On roule un peu avant de manger et en début d'après-midi on croise une antilope.Le ciel est dégagé quand on arrive aux Mammoth hot springs. Ça sent le souffre à plein nez. Je regarde les gens qui regardent ça.
Le jour se termine, l'eau est calme, pas les moustaches de quelque wildlife en vue. Pourtant c'est l'heure. On ne verra pas de moose aujourd'hui malgré les appels enjoués de maman appuyés par toute mon énergie vocale.
Après une soirée bien au chaud dans un restaurant local et une seconde nuit bien glacée, il est temps de plier la tente et d'entamer notre seconde journée à Yellowstone.
On commence par le début au bord de la Yellowstone, là où elle s'engouffre dans un canyon et où elle est particulièrement vive.
Tout ce bruit et cette lumière ça me fait bien rire.
Et là c'est artist's point parce que les artistes aiment cette vue sur la rivière et le canyon tout jaune et artistique.
Après un déjeuner ensoleillé et non moins frugal, nous sommes partis à la découverte du Norris Geyser basin. Une grande étendue à la surface de la planète où le centre de la terre vient sentir l'air frais de l'atmosphère. Ça fume beaucoup, ça sent une drôle d'odeur, les couleurs sont sorties d'un rêve de shaman, le ciel lui-même prend une teinte paradoxale ce jour-là.
C'est très beau et j'en profite bien du haut de mon sac à dos vert.
La forêt est venue à la rencontre du centre de la centre qui souffle une eau turquoise à l'odeur de souffre. Ils observent ce phénomène, nus comme des troncs aux pieds blanchis de chaleur et poussière brûlante. Parfois, l'hiver, les bisons et les elks viennent faire un tour dans ce coin du parc, chaud malgré toute la neige et la glace environnante.
Arrêt suivant, l'halluciné, le brumeux, le coloré, l'ondulé grand prismatic spring. Quand on arrive sur la passerelle les visiteurs devant nous disparaissent dans le ciel venu observer l'eau claire.
Et voilà ces couleurs folles brûlée de vapeur. On peut les apercevoir entre deux coups de vent, précises et profondes. Juste là, devant nous, affleurant la surface du monde. On regarde ça, étonné, les cheveux pris dans cette brume étrange et le vent chaud. Aujourd'hui je suis contente d'avoir des petits cheveux.
Encore un peu plus loin, en direction du sud, l'après-midi avance vers le crépuscule et nous allons observer ce que tout le monde est venu voir à Yellowstone. Old faithful. Le seul geyser du parce qui surgit tellement régulièrement et fréquemment qu'on peut prévoir les irruptions à 5 minutes près, toutes les heures et demie. On arrive, le ciel devient plus bleu, je mange un goûter, et nous allons rejoindre le public venu nombreux ce soir-là pour voir surgir le vieux fidèle. Pas très haut, mais quand même. Tout le monde attend, il bouillonne, il crache un peu, il donne signe de vie, et soudain il monte, il monte, il monte et il crache son eau chaude devant nous, imperturbable, puissant et bruyant. Et puis il redescend et retourne se reposer.
Après un tel déploiement d'énergie, je ne tiens pas en place et je ne peux m'empêcher de partir marcher un peu. Avec une petite aide de papa, je pars un peu plus loin, un pied devant l'autre et je recommence. Coucou les gens, je marche. Un jour, moi aussi je saurai me lever toute seule er marcher.
Après cet accès d'activité physique, le jour commence à se terminer et nous reprenons la route, direction notre petite cabine dans les bois, dans le parce de Grand Teton. On croise le lac Yellowstone, la lumière de fin de journée éclaire la forêt brûlée et le parc est superbe.
La nuit est au bord du jour quand nous arrivons devant le Jackson Lake, le grand lac glaciaire devant la vaste chaine du Grand Teton. Nos yeux s'écarquillent devant ce vaste panorama quelques instant avant qu'ils disparaissent dans la nuit.
Un peu plus loin nous arrivons à Colter Bay. C'est là que nous découvrons notre nouvelle maison de quelques jours. Une petite cabine en rondin où je peux marcher, jeter et grimper.
Ce soir là c'est aussi mon 11ème mensuversaire. Pour une régularité sans faille, papa et maman achète un gâteau coûte que coûte. Hélas, à Colter bay, le choix de gâteau est très limité et la qualité quasi absente. Mais on ne peut pas échapper au mensuversaire. Alors on écrit 11 mois dessus et me voilà un peu plus grande. C'est l'heure de dormir.
Le lendemain le ciel gigantesque illumine la chaîne de montagne de l'autre côté du lac. Le vent souffle, il est frais, nos yeux sont grands ouverts. Le matin on traîne à Colter bay, on magazine un peu, on mange sur la plage.
L'après-midi on part marcher un peu. Il y a plein de lumière dans la forêt et plein de vent sur l'eau. Je suis bien installée dans mon sac à dos et j'observe tout ce qui se passe alentour.
Quelques part dans ces hautes herbes on voit des oiseaux étranges dont la tête dépasse, au loin. Ici le vent nous laisse un peu de repos et je veux marcher. C'est bientôt l'heure du goûter.
Et puis c'est l'heure où le ciel filtre la lumière qui tombe sur le lac, ne laissant passer que le partie éblouissante. Il y a toujours du vent. C'est une journée étrange.
Maman n'y résiste pas et va mettre sa main dans l'eau. Pas franchement chaude.
La soir on ne mange pas très bien ce qui ne nous empêche pas de faire un auto portrait de famille avec miroir ovale et lumière tamisée.
Le jour suivant c'est notre dernier jour à Grand Teton, et c'est aussi la plus belle journée de notré séjour à Yellowstone.
Le matin la montagne est éclairée de face. On part à l'assaut.Il y a même su soleil qui chauffe. La preuve, j'ai un chapeau qui me couvre la tête et les yeux.
Voilà, la grande montagne avec plein de petits piquants au dessus de la neige, c'est Grand Teton. Baptisée par une bande de français en vadrouille à la fin du siècle avant le siècle dernier.
On va à south Jenny Lake. De là on peut longer le lac par la rie sud et se faufiler dans un canyon au pied de cette grande montagne. avant d'accéder au canyon, il faut monter au dessus de cette cascade.
C'est une montée un peu rude, mais ça monte vite et une fois là-haut on a trouvé la vie parfaite pour déjeuner. Jenny Lake et le vaste Wyoming vers l'est.
Après manger je remonte dans mon sac à dos sur papa et on avance dans le canyon. Une rivière claire qui fait des tours et des détours à travers des clairières et les bois au pied de la majestueuse chaine de Grand Teton.
A mesure qu'on avance on croise de plus en plus de randonneurs qui viennent dans l'autre sens en nous annonçant que 2 élans se reposent juste sur le bord du chemin. On n'y croit pas vraiment tellement ces animaux ont la réputation d'être sauvage et donc très difficiles à voir, surtout en plein milieu de l'après-midi. Finalement, ils ont décidé de nous attendre. Ils sont vraiment très grand. Le premier est dans les bois en train de manger des buissons entiers. Le second, un peu plus loin, se repose au bord de l'eau, au soleil et au pied de la montagne. Il serait payé par le visitor center qu'on ne serait pas étonné.
J'adore!!!!
On reste là avec un petit groupe de randonneurs curieux et admiratifs, et puis il faut faire demi tour. On n'atteindra pas le bout de cascade canyon cette fois-ci. En rentrant on a le soleil dans le dos et la rivière est encore plus belle.
En redescendant vers le lac on croise une poule. Etonnant. Mais après avoir croisé 2 élans et leurs bois immenses, on est un peu moins surpris.
Au lieu de contourner le lac à nouveau, on prend le bateau pour traverser. Et là, nouvelle surprise, on voit voler un aigle chauve et se poser sur son nid en haut d'un arbre, juste sur le passage du bateau. Superbe. Maman frime avec son super zoom.
On reprend la route, direction le village de Moose. Plus précisément les 4 maisons, le visitor center et les 2 restaurants regroupés son le nom de Moose, Wyoming. Il y a aussi un post office. Et toujours une vue splendide sur les montagnes.
En quittant Moose on aperçoit un point sur la prairie. Un bison.
Tout va bien au monde la wildlife de Grand Teton National Park.
En rentrant vers la cabine, on s'arrête pour quelques vues sur la montagne. Notamment la plus célèbre, photographiée par Ansel Adams et reproduite dans tous les formats possibles. Papa rêve de photographie, le jour se termine, l'air est frais, le kid se prépare doucement à la nuit, la wildlife profite du crépuscule.
Sur la route on croise 2 troupeaux d'elks et un coytoe qui croise la route devant nos roues. Eh coyote, qu'est ce que tu fais devant la diligence du kid?Le ciel prend une couleur d'interstice. Bleu comme l'heure d'entre deux.
Le lendemain matin il faut rentrer à Fort Collins. Une petite photo de la cabine avant de partir.
Une dernière vue des montagnes améliorée par la présence du kid et de maman.
Et puis c'est le début de la longue route qui nous ramène chez nous. Ce jour-là on traverse le Wyoming. D'abord on file vers le sud en longeant la frontière avec l'Utah d'un peu loin. Pendant les 3 premières heures on croise encore un peu de traces de vie dans le paysage.
On trouve même un parc pour manger le midi, tranquilles, dans l'herbe, à l'ombre.
Un peu d'exercice avant de reprendre ma place de pilote à l'arrière de notre auto noire.
Et puis c'est le vrai désert du Wyoming. Plus une maison, plus un arbre, plus une route, plus une voiture, plus une trace de quoi que ce soit. La carte confirme, il n'y a rien alentour. On croise juste une route. Un carrefour, une station service, un post office, un café. Dans 'il était une fois dans l'ouest' il y aurait une gare et un quai déglingué. Un jour le pony express passait par là. On s'arrête.
Et on repart. Encore plus de désert et puis on rejoint la I-80, en prise directe avec la Californie. On file vers l'est maintenant. Rock Springs, Red Desert, Wamsutter. L'interstate, des derricks, des stations services abandonnées, une voie ferrée, le désert, des mobil home sur le bord de la route, des sorties d'autoroute pour aller nul part, des camions, des magasins de feu d'artifice. On avance vite, je bouquine à l'arrière en rêvant de regarder vers l'avant.
Et puis c'est Rawlins, Wyoming. Pas plus délirant que le reste, mais c'est l'heure du goûter. Alors on sort de l'autoroute, on cherche un café sympa qu'on ne trouve pas, on se décide pour un parc devant un pénitencier abandonné. C'est pas le far west ça? Yaourt et haricots au lard.
Sympa, non?
Il y a même une station service abandonnée pas très loin.Il y a un micro centre avec quelques trucs fermés et d'autres définitivement abandonnés. Excellente occasion de prendre plein de photos.
Et de faire un peu d'exercice.
Il y a même un point de rassemblement pour les vrais cow-boys, avec du carrelage noir et des fusils! On prend une photo et on passe notre chemin.
C'est l'heure de prendre la route pour notre dernière étape. Rawlins - Fort Collins.
Un peu d'essence et on part.
Un nouveau jour se termine au sud du Wyoming. Derrière cette colline c'est le Colorado.
Des camions, des feux d'artifice, des stations services, des gens qui déménagent.
Derrière nous le soleil file vers le Pacifique.
Les camions se regroupent sur les aires d'autoroute aux abords de Laramie.
Les raffineries brillent dans le crépuscule, le ciel se couvre, la température remonte, la route descend doucement vers le grand plateau continental.
On coupe après Laramie direction sud-ouest. La nuit nous rejoint au large de red feathers lake. Des points sur la carte où il n'y a même pas de post office, poudre canyon, Fort Collins.
Home sweet home.
On arrive tard, juste à temps pour la pizza au pepperonni, 12 heures de routes, un peu plus de miles et des images de wild plein la tête.
Le lendemain c'est le dimanche.
Après ça il nous reste 3 semaines pour arpenter le far west, et puis on est monté dans un avion en direction du vieux continent.
Aujourd'hui on est bien après la date de début de rédaction de ce post, on est rentré en France et installés dans notre nouveau chez-nous rennais depuis 3 semaines. J'ai eu un an par une splendide journée d'automne. C'est un peu la course, c'est plus grand, il n'y a plus de montagnes ni de cow-boys, j'ai une nouvelle chambre et je suis toujours à l'ouest de quelque part.
Le kid va bien.